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Le Projet de loi de finances et le projet de financement de la Sécu pour 2027 ont été présenté ce jeudi 1er octobre en Conseil des ministres dans un contexte politique, économique et social particulièrement instable. L’absence de majorité absolue à l’Assemblée et la perspective des élections présidentielle et législatives de 2027 vont rendre l’examen de ces textes particulièrement sensibles.

Le projet de loi de finances pour 2027 présenté s’inscrit dans une trajectoire de maîtrise des dépenses publiques. La cible de déficit public est fixée à −5% du PIB pour 2027, avec une prévision de 1% de la croissance, et repose sur 43 Md€ de nouvelles mesures de redressement en 2027, ce qui porte l’effort total à 54 Md€ en incluant la montée en charge des mesures engagées antérieurement.

Pour atteindre l’objectif de redressement de 43 Md€, Bercy mise notamment sur une réduction des dépenses de l’État et des opérateurs ainsi que des collectivités locales seront également touchées. Les entreprises seront également mises à contribution mais des mesures importantes pour les TPE libérales ont été sanctuarisées : maintien du Pacte Dutreil et des aides à l’apprentissage et aucune modification du cadre général des dispositifs d’épargne salariale. Par ailleurs, les mesures annoncées du pacte « Papin », portant sur la facilitation des transmissions aux salariés, figurent bien dans le texte.

Concernant les pensions de retraite, elles n’augmenteront pas toutes en janvier en suivant l’inflation. Comme annoncé par le ministre du Travail, seules les pensions inférieures ou égales à 85 % du Smic, soit 1 260 € (base et complémentaire comprises) seront indexées. Le gouvernement s’est ainsi fixé pour objectif de faire 5,5 Md€ d’économies sur les retraites, grâce à ces mesures de désindexation et à une réduction du plafond de l’abattement fiscal de 10 % dont bénéficient les retraités.

Le gouvernement, qui veut convaincre les parlementaires du danger que représenterait un rejet du PLF, a indiqué que ce budget, serait « réversible » par décret par le prochain gouvernement.

Concernant le volet social et le PLFSS, il est là aussi prévu de réduire les dépenses de façon importante. Le gouvernement souhaite diviser de moitié le déficit de la Sécu pour le ramener à 12,7 Md€ en 2027 (contre 21,8 Md€ en 2026). Pour atteindre cet objectif, la hausse de l’Objectif national de dépenses de l’Assurance Maladie (Ondam) sera nettement contenue à 2 %. Pour rappel, la progression tournait autour de 3% ces deux dernières années en 2025 et 2026.

Le communiqué de l’UNAPL

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