Le conclave sur la réforme des retraites, lancé début mars par le Premier ministre François Bayrou, se poursuit malgré un état d’avancement qui semble limité. Et pour cause, trois organisations ont déjà quitté la table des discussions. La CGT et Force Ouvrière côté salariés, mécontentes des déclarations de François Bayrou excluant un retour à l’âge légal de départ à 62 ans. Mais aussi l’Union des entreprises de proximité (U2P), dont l’UNAPL est membre fondateur, qui a quitté le conclave estimant au contraire qu’une réforme financièrement équilibrée imposerait de travailler au-delà de 64 ans.
La décision de l’U2P de quitter le conclave s’inscrit dans une démarche de cohérence et de défense des entreprises de proximité, dont font partie les professions libérales. L’UNAPL partage les préoccupations de l’U2P et estime que les discussions autour de la réforme des retraites devaient réunir autour de la table des acteurs responsables qui travaillent sur des leviers permettant de maintenir une retraite juste, sans porter atteinte à l’activité des entreprises. Ces conditions n’étant pas réunies, l’UNAPL soutient la décision de l’U2P de quitter les discussions.
Le conclave doit durer jusqu’au mois de juin et aboutir à des recommandations législatives et réglementaires (dans un projet de loi et dans le PLFSS). La prochaine réunion devrait être consacrée, jeudi 10 avril, aux droits familiaux et conjugaux, alors que la Cour des comptes doit publier le même jour un second rapport sur les conséquences de la retraite sur l’emploi et la croissance.