La facture de carburant des professionnels libéraux flambe depuis plusieurs jours. Le litre de gazole a augmenté en moyenne de 6,5 centimes la semaine passée et la hausse est sensiblement la même pour le litre d’essence. Cette hausse, liée au conflit au Moyen-Orient, impacte directement les professionnels libéraux, nombreux à se déplacer en voiture dans leur cadre de leur activité, pour se rendre auprès de leurs patients et clients. Malgré les annonces rassurantes des autorités, qui prévoyaient une baisse dès la mi-mars, le prix à la pompe ne semble pas encore être à la baisse.
Si les tensions internationales devaient se prolonger, plusieurs effets cumulatifs pourraient peser sur les structures libérales, comme la hausse des charges fixes (énergie, fournitures, …) dont les prix suivent les fluctuations logistiques et énergétiques mondiales. Un effet de ciseau est également à craindre pour les professions réglementées dont les tarifs sont encadrés. Enfin, l’une des préoccupations reste un possible recul de la demande si le pouvoir d’achat des ménages venait à se contracter.
Autant de risques qui pèsent sur les cabinets libéraux qui disposent de peu de trésorerie tampon pour absorber un choc sur la durée. L’UNAPL reste ainsi très vigilante sur ce dossier.
